Dans ce corpus, Alain Massicotte va à l’encontre de cette grande tradition du paysage en présentant des toiles à la verticale plutôt qu’à l’horizontale. La perception que se fait l’être humain de l’arbre peut symboliser celle qu’il se fait de lui-même. Le tronc reprend la longitude du corps et l’énergie interne du végétal ressemble d’une certaine manière à la nôtre. Dans ses représentations de feuillus et de conifères solitaires, Alain Massicotte évoque le désir de s’associer à la force. Même si l’être humain reste fragile, rendu à une certaine étape de sa vie, il n’en demeure pas moins conscient de sa destinée. Cette réflexion révéle le questionnement de l’artiste à l’aube de la cinquantaine.